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L'énigme de la statue

 

                  

              ( la foule présente au pélerinage à Notre Dâme de Grâce - photo d'autrefois)

 

Article de Melle Rebouillat (consulté aux archives départementales de Mâcon) :

En 1775, la chapelle de Notre-Dâme de Grâce étant abandonnée, la statue miraculeuse fût transportée

à l'église de Savigny et les corps des moines, exhumés du couvent de Notre-Dâme, fûrent déposés

dans un caveau de l'église de Savigny, découvert en 1934 par l'abbé Mouton.

La statue fût provisoirement installée dans la chapelle St Claude, mais on entreprit

la construction d'une chapelle neuve, formant une seconde nef parallèle à l'ancienne.

Le 7 Juillet 1776, la chapelle fût bénite solennellement. Les pélerinages continuèrent

ayant désormais lieu à Savigny.

La révolution éclata, la statue miraculeuse disparut. Elle fût remplacée par une statue de bois

polychrome qui est portée en procession une fois l'an jusqu'à Notre Dâme, le dimache qui suit

l'assomption, sur l'emplacement de l'ancien sanctuaire abandonné, puis détruit, marqué aujourd'hui

par une statue de la vierge érigée le 22 Mai 1856 par l'abbé Bonamour, curé de Savigny.

 

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La disparition de la statue pendant la révolution pose problème.

Qu'est-elle devenue? Fût-elle cachée ou détruite?

Selon certains, elle aurait été transportée à St Gengoux et détruite en même temps que les statues,

monuments et mobilier de l'eglise parroissiale.

Le registre des délibérations municipales de St Gengoux le National contient, à la date du

10 frimaire de l'an 2 (1793), le procès verbal du brûlement et du brisement des statues et objets du culte.

Il n'est aucunement question de la destruction de la statue de Notre Dâme de Grâce de l'église de Savigny,

ce qui n'aurait pas manqué d'être mentionné.

L'hypothèse de la statue cachée :

L'hypothèse de la statue cachée pour en assurer la conservation est fort possible.

A Savigny, il était particulièrement plausible qu'on essaya de sauver de la destruction

une statue miraculeuse et qu'on se hâta de la mettre en lieu sûr.

Melle Marguerite Rebouillat se demanda si la statue de Notre Dâme de Grâce

n'aurait pas été sauvée par le dernier fermier du château : Claude Boussin,

transférée par lui chez son gendre à Chazelles, puis rapportée plus tard et

reléguée dans le pigeonnier d'une maison de Messeugne, où, de fait, on

découvrit une statuette de jeune sainte.

Cependant, il n'est pas prouvé que la statuette retrouvée à Messeugne

soit la statue découverte par Amblard De Neuville en 1453.

 

 

 

 

 

 

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